Depuis le 1er Janvier, louer un Vélib’ est devenu une vraie galère dans Paris. Des stations désertes, une application qui bug, des prix en nette hausse, à croire que le Vélib’ n’est plus le roi du vélo dans la capitale. Gobee.bike, OFO, oBike, les concurrents du Vélib’ tiennent-ils la route ?

Velib : ça déraille !

Qu’est-ce qui est à pied et qui attend ? Un Parisien ! Lancé le 25 octobre par Anne Hidalgo, le nouveau Vélib’ devait être déployé par l’opérateur Smovengo dans 600 stations au 1er janvier, soit 50 % de celles délaissées par l’ancien opérateur JCDecaux. Mais aujourd’hui, seules 64 stations sont opérationnelles. La faute à qui ? Des travaux retardés par les procédures judiciaires du changement de prestataire et l’installation de bornes électriques pour recharger les vélos. Oui, c’est la grande nouveauté du Vélib’ Smovengo, en plus des vélos verts, classiques, la start-up va implanter des vélos bleus, dotés d’une assistance électrique. Quoi qu’il en soit, difficile de prédire l’avenir de ce nouveau Vélib’ dont l’installation est synonyme d’«accident industriel» pour Simon Labouret, porte-parole de l’association Paris en selle. Si le règne du Vélib’ touche peut-être à sa fin, il lui reste encore quelques raisons d’espérer.
• Les + :
o En mars 2018, 24 000 vélos seront disponibles (si tout se passe bien)
o 30% des Vélibs’ (les bleus), sont équipés d’une assistance électrique avec port USB
o Il sera désormais possible de déposer votre vélo même lorsque les stations seront pleines.

• Les – :
o Outre les retards d’installation, l’application ne fonctionne pas encore correctement
o La dépendance aux stations fixes
o Son prix : 1€ les 30min, 2€ pour un vélo électrique

Vélib’ 2018

Les concurrents : c’est un peu l’anarchie !

Avec le changement d’opérateur des Vélibs’ et le retard considérable de leur installation, les cartes du marché des vélos en libre-service ont été redistribuées. Ainsi, les parisiens ont pu constater depuis plusieurs mois la présence de vélos jaunes, oranges ou verts, aux quatre coin de la capitale. Ils s’appellent oBike (orange), Gobee.bike (vert) ou OFO (jaune) et viennent tout droit de Chine. Ces nouveaux vélos sont basés sur un concept totalement différent du traditionnel Vélib’ : le « free-floating ». Plus besoin d’aller à une borne pour prendre un vélo. Ceux-ci sont en libre-service, ce qui permet de les déposer un peu partout en ville, sur les trottoirs comme en bas de chez soi.
Mais attention, après plusieurs mois les premières failles de ce système apparaissent. Beaucoup d’acteurs souhaitent également se lancer sur le marché. Un cadre juridique est attendu prochainement pour éviter un trop grand nombre d’offres similaires et réguler leur qualité. Pour cause, de nombreux vélos de ce genre sont détériorés, jetés dans la Seine, ou laissés à l’abandon, afonctionnels. En France, les Gobee.bike ont déjà été retirés des villes de Lille et Reims.
• Les + :
o Le prix : 0,50€/30min (20min pour OFO)
o Des vélos plus légers (environ 16kg)
o Rapide d’utilisation, se dépose n’importe où

• Les – :
o De nombreux vélos sont détériorés, inutilisables et laissés à l’abandon
o Parfois difficile de trouver un vélo quand on en a besoin