Une dictée par jour. C’est le régime que prescrit le ministre de l’Education Nationale Jean-Michel Blanquer à tous les écoliers français dès la rentrée prochaine.

La dictée, pionnière de l’ortografe orthographe

 Les écoliers français sont mauvais. C’est ce que révèle la dernière étude PIRLS. Une étude internationale réalisée tous les 5 ans dans 50 pays et qui s’interroge quant aux compétences en lecture et en compréhension des écoliers âgés entre 9 et 10 ans.  La France n’arrive qu’à la 34ème position de ce classement, une position révélatrice d’un cruel manque d’apprentissage des fondamentaux, à savoir le vocabulaire, la grammaire et l’orthographe.
Et quoi de mieux pour apprendre à écrire la langue de Molière que l’exercice de la dictée ? Une évidence qui vient tout droit du XIXème siècle, les premières dictées voyant le jour dans la cour de Napoléon III dans les années 1850 et en deviennent l’un des passe-temps favoris. Pour pimenter un peu l’exercice et distraire ses amis, l’impératrice Eugénie va même jusqu’à demander au talentueux Prosper Mérimée de lui rédiger une dictée spécifique. Au total, 62 fautes d’orthographe pour l’impératrice, record détenu par Alexandre Dumas avec 24 fautes. Ferez-vous mieux ?
Un retour vers le futur indispensable donc aujourd’hui quand on peut encore lire des « comme même », « malgrès », « parmis ».

Un exercice aussi bien écrit qu’oral

Mais la dictée n’est pas seulement l’alliée de l’orthographe. Que vaut une dictée sans les « virgules », les « points d’exclamation » ou encore les « deux points ouvrez les guillemets » ? Et oui faire une dictée, c’est apprendre la syntaxe. La maîtrise de la syntaxe amène à avoir une bonne expression orale, synonyme de compréhension orale. Vous arrivez à vous exprimer, et surtout, on vous comprend. Oui, la dictée encourage la communication.
Il n’y a qu’à voir aujourd’hui les problèmes de communication qui existent, persistent et s’agrandissent entre les jeunes générations et les plus anciennes. Une incompatibilité verbale due en partie à la mode d’aujourd’hui d’inventer des mots et à la réticence d’anciens à adopter ce nouveau jargon.
En quelques mots, la dictée c’est apprendre à écrire, apprendre à lire et apprendre à parler. Que deviendrons-nous sans l’écriture, la lecture et la parole ? Vive la dictée.