Sur les écrans depuis hier, le film Moi, Tonya, raconte le destin brisé d’une des plus grandes patineuses de l’histoire. Question : Tonya Harding a-t-elle demandé à son garde du corps d’aller casser les rotules de sa rivale, à quelques semaines des Jeux de Lillehammer en 94 ? Un fait d’hiver.

Le planté de bâton

Le 6 janvier 94, dans les couloirs de la Cobo Arena à Detroit, un homme armé d’une matraque télescopique éclate la jambe de Nancy Kerrigan et prend la fuite. « Why, why, why ? » crie la championne de patinage, en larmes. A quelques jours des JO d’hiver de Lillehammer en Norvège, la vidéo fait le tour des JT. Dans le collimateur du FBI, la garde rapprochée de Tonya Harding, l’autre star du patin US et rivale de Kerrigan. Conclusion de l’enquête : c’est bien le mari d’Harding et son garde du corps qui ont téléguidé l’attaque. L’idée, empêcher Kerrigan d’aller aux Jeux et laisser un boulevard à Harding. Défense de la patineuse en tutu : « Je n’étais pas au courant ».

Tonya Harding et sa rivale Nancy Kerrigan aux JO de Lillehammer en 1994 (Crédits : Dimitri Iundt/Corbis/VCG via Getty Images)

Une enfance mouvementée

Pour comprendre ce double axel qui finit sur les fesses, il faut remonter à l’enfance de la reine de la glace. Tonya Harding est élevée par une mère alcoolo qui la frappe et un frangin qui tente de la violer quand elle a 15 ans. Une rage qui la suit sur la glace et fait d’elle une championne : Harding est la première femme à réussir un triple axel. Plus tard, ces performances finissent en une des tabloïds qui publient des photos de sa sex tape vendue 200 000 dollars à Penthouse. Vingt-cinq ans plus tard, faire une « Tonya Harding » est synonyme de « coup bas ». Le retour du bâton.