A 40 jours des élections présidentielles, de nombreux scandales politiques font surface. Seulement, la puissance de certains évènements créent le trouble dans l’opinion publique. Ils peuvent déséquilibrer un leader ou une classe politique.

Bon nombre d’exemples illustrent la remise en question de hauts responsables politiques. On se souvient du rôle qu’avaient joué les journalistes dans l’affaire du WaterGate. Les investigations avaient révélé des pratiques illégales au sein de l’administration de Washington. Richard Nixon avait dû démissionner de son poste de président des Etats-Unis, en 1974, après avoir violé la constitution américaine pour parjure.

Ensuite, c’est au tour de la Justice de jouer un rôle moralisateur auprès de Bill Clinton quand l’affaire de la stagiaire Monica Lewinski prend de l’ampleur en 1997-98. Le célèbre procureur Kenneth Starr avait enclenché une procédure « d’impaechment » à l’encontre du président Clinton, accusé d’avoir, lui aussi, menti. Il nie ses relations adultères avec sa protégée. Pour éviter sa chute il fait son Mea Culpa en public.

En France, l’affaire DSK, en 2011, en est la parfaite l’illustration. Coup monté ou pas, cet homme, en passe de devenir le candidat socialiste à la présidentielle de 2012, est passé en une journée d’un statut d’homme respectable, à l’échelle internationale, à celui d’un délinquant sexuel. Cette histoire a éclaté suffisamment de temps pour l’écarter du jeu. Il était un sérieux candidat potentiel et cela a ruiné toutes ses chances d’accès au pouvoir. Soumis au jugement avant d’être jugé, le verdict est tombé.

La culpabilité des uns est parfois relative.Les conséquences de ce genre de situations peuvent parfois être irréversibles. Le tout est de savoir à qui profite le crime. Lorsque des scandales font surface, chacun cherche à se disculper comme il le peut. Plusieurs stratégies sont envisageables, en fonction des intérêts ; c’est pourquoi, certains optent pour arranger la vérité ou dénoncer le non respect de la loi.

Comme dit l’adage, « le malheur des uns fait le bonheur des autres ».L’affaire Pénélope Fillon, qui a éclaté il y a un mois et demi,  soulève une problématique essentielle ; celle de l’exemplarité des hommes politiques . La morale revient au centre du débat. Dans ce cas, ce sont les emplois fictifs qui discréditent la fonction politique. Suite à ce scandale médiatico-judicaire, Marine le Pen, à son tour concernée par ce genre de procédés illégaux, devient l’accusatrice accusée. Alors qu’elle était la première à revendiquer un travail plus efficace de la justice, ses préoccupations ont changé lorsqu’il a été question d’elle.

Avec ce genre d’affaire, la démocratie est censée y voir plus clair. Il semble, au contraire, que le citoyen s’y perd davantage.

Audrey Pronesti