A 35 ans, Frédéric Michalak, décide de mettre un terme à sa carrière. 17 ans au plus haut niveau, première star du rugby professionnel, l’ouvreur du LOU s’arrête à la fin de la saison.

 Un joueur hors normes

« Après une longue réflexion et malgré une offre du club, je mets un terme à ma carrière ». C’est par ces mots, sobres, que Michalak a annoncé sa fin de carrière hier. Une page se tourne pour le rugby français. Il restera comme la première star du rugby professionnel. Avec son jeu fait d’appuis insolents et d’inspirations virevoltantes, le Toulousain a marqué l’histoire de son sport. Spontané, il joue en fonction de ce qu’il voit et non en fonction de schémas préétablis. Il incarne parfaitement une certaine idée de rugby, celui de l’école toulousaine. Celui du french flair. Pour lui le rugby est d’abord un sport d’évitement avant d’être un sport d’affrontement.

Crédit: Thierry Breton / AFP

Un palmarès sans égal

Ce talent hors du commun lui permet de se construire l’un des plus beaux palmarès français. Au long de ses 17 ans de carrière, il décroche la bagatelle de 10 titres en club : trois championnats de France, six Coupe d’Europe et une Currie Cup (championnat sud-africain). Avec le XV de France il remporte quatre Tournois des 6 Nations, avec trois Grand Chelem en prime. Il participe à trois Coupe du monde (2003, 2007 et 2015). Avec 436 points en 77 sélections, il est devenu le meilleur réalisateur de l’histoire des Bleus en 2015, lors de la Coupe du monde en Angleterre.

Toujours un pied dans le rugby

S’il met un terme à sa carrière en fin de saison, Michalak ne quittera pas totalement le monde qu’il l’a élevé au rang d’icône. Depuis 2016, il est actionnaire majoritaire de Blagnac rugby, club évoluant en Fédérale une, le troisième échelon national. Il a également déclaré vouloir entraîner dans « les 4 ou 5 ans ». Ce n’est finalement pas un adieu mais un simple au revoir.