Que ce soit en raison du réveil d’un volcan, d’une panne électrique ou d’un bug informatique, il arrive que les aéroports soient bloqués et que les passagers soient figés. Retour sur les plus grandes perturbations qui ont eu lieu dans les aéroports et petit point sur la prise en charge des voyageurs dans ces situations critiques.

Atlanta, qui a éteint la lumière ?

On commence avec un sujet d’actualité : l’énorme panne de courant dans l’aéroport Hartsfield-Jackson d’Atlanta, l’aéroport le plus fréquenté au monde qui accueille quotidiennement près de 230 000 passagers. L’incident s’est déroulé dans la journée de dimanche, provoquant l’annulation de 1 100 vols et le mécontentement de milliers de voyageurs. Tous les passagers bloqués dans les avions ont pu en sortir indemnes vers 22 heures hier, soit 9 heures après le début de la panne.

Crédits : Ouest France

L’électricité fut rétablie ce lundi, vers minuit, après 11 heures de panne. Ce qui n’empêche que de nombreuses perturbations sont encore à prévoir aujourd’hui : la compagnie Delta Air Lines a annoncé l’annulation d’environ 300 vols et la suspension des arrivées à l’aéroport d’Atlanta. La raison de cette énorme panne ? Un incendie dans une installation électrique souterraine, selon Georgia Power, la compagnie qui alimente l’aéroport en électricité.

Bali : le réveil du volcan Agung

Cet été, le volcan Agung s’est réveillé. Une activité qui a mis en alerte l’île de Bali, forçant l’évacuation d’environ 144 000 habitants. Après s’être calmé en octobre, le volcan refait des siennes fin novembre, relevant le niveau d’alerte au maximum. Plus de 120 000 touristes se sont ainsi trouvés coincés dans l’aéroport de Bali pendant 3 jours. A leur grand soulagement, l’aéroport a rouvert ses portes le 29 novembre dernier.

Crédits : Paris Match

Mais comme l’explique le porte-parole de l’aéroport, les habitants de l’île et les nombreux touristes ne sont pas à l’abri d’une nouvelle fermeture de l’aéroport : « Nous continuons de surveiller la situation sur le terrain constamment ».

Panne informatique : enregistrement impossible

Le 28 septembre dernier, une panne du logiciel espagnol Amadeus Altéa, utilisé par 125 compagnies aériennes, a empêché l’enregistrement des voyageurs pendant plus de 15 minutes.

Crédits : BFMTV

Ce bug informatique, a obligé des milliers de passagers à rester clouer au sol dans les plus grands aéroports du monde entier : Roissy Charles-de-Gaulle, Singapour ou encore Londres. Conséquences : des files d’attente interminables et des difficultés à s’enregistrer en ligne sur certaines compagnies aériennes.

Islande : les vols gelés 

Souvenez-vous en avril 2010, la pagaille dans les aéroports de la moitié nord du pays provoquée par l’éruption d’un volcan islandais au nom imprononçable : Eyjafjallajökull. 25 aéroports français sont concernés et doivent fermer leurs portes en raison du nuage de cendres généré par le volcan. Mais la France n’est pas le seul pays concerné, c’est le trafic aérien de toute l’Europe du Nord qui se voit endommagé. Royaume-Uni, Danemark, Suède, Norvège, Irlande, Ecosse, Pays-Bas : tous ont dû fermer les portes de leurs aéroports.
Au total, ce sont plus de 100 000 vols qui ont été annulés sur plusieurs jours.

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Mais au fait, qu’en est-il de la prise en charge du voyageur dans ces cas-là ?

 La Cour de Justice de l’Union Européenne est claire sur le sujet. Il semblerait que rien, pas même l’éruption d’un volcan ou une panne générale dans un aéroport empêchant son bon fonctionnement, n’oblige les compagnies aériennes de prendre en charge le passager en cas d’annulation de vol.En effet, si le transport aérien est en mesure de prouver que l’annulation est due à des « circonstances extraordinaires » qui n’auraient pu être évitées, il n’est pas tenu de verser l’indemnisation.