Passionnée par la musique et les sujets magazine de société et de life style, Leia, 23 ans, a une licence de droit.  Elle a intégré la classe de journalisme passerelle de l’IICP avant d’intégrer la 5ème année.

Pourquoi avoir choisi ce métier alors qu’il est plein d’incertitudes ?

Je veux être journaliste depuis toujours. Quand j’étais petite mes parents me filmaient et je jouais l’envoyé spécial en décrivant ce qu’il y avait autour de moi. J’avais un journal intime, où j’écrivais tout ce que je faisais. J’adorais ça.

Quels sont tes médias préférés ?

Le web sans hésiter parce que tu peux tout faire faire : vidéos, photos, publier du contenu sur les réseaux sociaux. J’adore le web car c’est un média multi-support. La radio m’intéresse aussi mais pas la TV.

Quel est ton projet professionnel ?

Journaliste dans la presse magazine. Ce qui me branche ce ne sont pas les sujets chauds mais plus le magazine.  J’ai toujours voulu faire ça et mon passage à l’IICP l’a confirmé.

En début de carrière je pourrai faire autre chose, parce que j’ai beaucoup à apprendre et je suis dans une phase de ma vie où j’ai envie de tout essayer. Mais dans 10 ans, je n’ai pas envie de me retrouver à écrire pour un quotidien.

Que t’ont apporté tes études ?

La confiance en moi !  Les études m’ont appris à m’exprimer et je suis beaucoup plus à l’aise pour parler dans la vie. A l’école de journalisme, j’ai vu à quoi ça ressemble, chercher des infos, hiérarchiser. Mais auparavant, j’ai commencé par une licence de droit. Cela m’a servi car il fallait être très rigoureux. C’est cette filière qui m’a fait remarquer qu’écrire et s’exprimer c’est génial. A la fac, on avait un atelier qui s’appelait « projet professionnel » et j’ai pu me rendre compte que le journalisme correspondait à ma personnalité et mes projets. En journalisme, j’ai appris que j’ai le droit d’avoir un avis.

Quels ont été les points positifs de ton parcours ?

J’ai amélioré mes capacités à l’oral. L’IICP est une école où on est considérés comme des adultes : c’est très professionnalisant, on a de l’autonomie.

Que fais-tu l’an prochain ?

J’espère trouver un CDD dans un magazine papier. Le papier est peut-être mort mais j’ai envie d’apprendre car je n’ai pas eu l’occasion de voir ce que c’était. Je suis une éternelle étudiante. Dans les 5 prochaines années, je vais essayer de me former dans plusieurs domaines. Je n’ai pas de problème à enchaîner plusieurs CDD et de ne pas avoir de CDI tout de suite.

Es-tu angoissée à l’idée de terminer tes études ? Si oui, pourquoi ?

Je suis terrorisée. L’inconnu me fait très peur. Le statut d’étudiant me plaît, j’ai été étudiante toute ma vie. Je me lève pour apprendre. Dans une école tu as un programme ; au travail tu as plus d’incertitudes. Ce monde n’est pas simple. Et puis, est-ce que je vais réussir à trouver du travail après mon stage ? On galère pour trouver des stages alors je n’imagine pas pour les CDI.  J’ai un loyer à payer et l’incertitude financière me fait peur.

Penses-tu que le fait de rentrer dans la vie active c’est un changement radical ?

Je ne pense pas, je me fais sûrement des films. Je serai sûrement plus indépendante.

Comment te vois-tu dans 10 ans ?

J’espère que je me serai stabilisée, dans un média qui me plait, parce qu’il n’y a pas que le côté financier qui compte pour moi. J’aimerais aussi pouvoir voyager dans mon travail. Je veux apprendre des choses, avoir une sorte de poste qui me permet de rester un peu étudiante !