Les déclarations de Laurent Wauquiez réalisées à son insu devant les élèves de l’école de commerce l’EM Lyon font le buzz. Elles sont divulguées par Quotidien et agitent le débat public.

« Il y a une dictature totale en France, il n’y a aucun équilibre des pouvoirs. » – « bullshit » du rassemblement« Vous croyez qu’un parlementaire a le moindre pouvoir aujourd’hui ? » – « Vous avez vu les guignols d’En marche, là ? »  …

 Des soutiens qu’on peine à distinguer

Laurent Wauquiez s’en sera pris à Gérald Darmanin, Nicolas Sarkozy, Valérie Pécresse ou encore Alain Juppé. Hormis Nicolas Sarkozy qui s’est entretenu sur le différent, le silence semble être le mot d’ordre de cet épisode dérangeant. Les soutiens ne font pas foules et le silence domine dans le camp de Les Républicains. Le président du parti aurait-il dévalé tout seul la pente ?

Ce n’est pas l’avis des 3 portes paroles de Les Républicains qui s’attèlent à zigzaguer entre les multiples plateaux télé pour calmer la vague qui vient encore une fois entacher la droite. Des verbatims à répétition. Ce qui en ressort ? On ne commente pas la fond lorsqu’on n’est pas d’accord avec la forme. Simple et efficace. Ils tiraillent la manière dont s’est passé ces enregistrements pour ne pas aborder les jugements et les mots déconcertant du dirigeant de droite envers les politiques en général, mais surtout les politiques de son camp.

Encore plus fort ? D’après ces 3 portes paroles, il semblerait que cela soit un coup monté par quelqu’un extérieur pour anéantir la droite. Un coup qui fait écho à la descente à grande vitesse de François Fillon.

La forme ou le fond ?

On se rapproche souvent à ce qui finalement nous arrange et c’est le cas dans cette affaire.

Paradoxe ultime, Laurent Wauquiez a dit :  » La caractéristique pour un élu, c’est que tout ce que vous dites, ça peut être utilisé à tout moment contre vous « . Gênant lorsqu’on connait la suite de l’histoire. Ces propos énoncés devant les élèves n’avaient pas but à sortir hors des murs, mais la possibilité était tout de même plausible. Alors à quoi n’avait-il pas pensé ?

Le président LR perd en crédibilité et légitimité en maniant insulte et en usant d’un langage grossier. Ses propos font presque oublier la forme. Des paroles qui participent encore un peu plus à la dégradation de la politique …  Et ce n’est pas terminé. Quotidien, l’émission de Yann Barthès sur TMC a révélé à une seconde reprise de nouveau enregistrement lundi soir … à quand la troisième séquence ?

Au-delà de Laurent Wauquiez

Finalement, ce n’est qu’une histoire de plus dans ce méli-mélo qu’est la politique mais qui sert encore une fois au désarroi de la politique. Ces discours, ces façons de faire, qu’il en soit de la forme ou du fond ne nous étonnent même plus. Le problème est aussi là. Les paroles cash en off de Laurent Wauquiez mettent une fois de plus le doigt sur le lien tendu entre politiques et citoyens. N’est-ce pourtant pas le devoirs d’un politique ? Contrôler la parole politique, pour ne pas paraître « bullshit » soit même.