A deux jours de l’ouverture des Jeux Olympiques d’hiver à Pyeongchang (Corée du sud), une armada de plus de 200 pom-pom girls nord-coréennes est arrivée ce matin pour encourager les athlètes des deux Etats rivaux durant les olympiades.

Les 229 jeunes pom-pom girls ont traversé ce mercredi la Zone démilitarisé (DMZ) séparant la péninsule au poste-frontière de Dorasan, au nord de Séoul. Ces femmes ont été triées sur le volet selon des critères bien définis : leur appartenance familiale, leur aspect physique et enfin leur fidélité au Parti des travailleurs (parti unique en Corée du Nord). Elles représentent la vitrine du régime dictatorial de Kim Jung Un.

La diplomatie du sourire

Ce n’est pas la première fois que le régime envoie des pom-pom girls au sud. Déjà en 2002 un groupe avait été envoyé à Busan pour les jeux asiatiques, en 2003 à Daegu pour l’universiade et enfin en 2005 à Incheon pour les championnats d’athlétisme asiatique. Elles permettent à la Corée du Nord de montrer son ouverture sur l’Occident. C’est une certaine forme de modernité pour ce régime qui a inscrit dans sa Constitution qu’elle était une puissance nucléaire.

Les hockeyeuses des deux Corée s’unifient pour les JO d’hiver (Credit : LCI)
Une Armée de beautés

Le nombre de sportifs nord-coréen participant aux Jeux Olympiques est seulement de 10, chiffre auquel s’ajoute 12 hockeyeuses sur glace qui feront partie de l’équipe coréenne unifiée. Un chiffre famélique par rapport aux 239 femmes qui vont les supporter tout au long des quinze jours de compétition avec des chorégraphies millimétrées. Une véritable « Armée de beautés », comme les surnomment les journalistes sud-coréens. Ces cheerleaders auront pour mission de pousser derrière les athlètes aussi bien nord-coréens que sud-coréens. Finalement s’il y a deux Corée présentes aux Jeux Olympiques, il n’y aura qu’une seule choré.