En 2018, la France va demander au G20 d’organiser un débat autour de la régulation du bitcoin. La star des monnaies virtuelles dont la valeur ne cesse d’augmenter, n’est aujourd’hui contrôlée par aucune banque ni aucune autorité.

Apparu en 2009, le bitcoin s’est vite imposé comme la cryptomonnaie de référence, permettant de réaliser une multitude de transaction en un rien de temps. Si à sa création, 1 bitcoin ne valait quasiment rien (0,001 $), sa valeur a progressivement grimpé jusqu’à atteindre en janvier 2017, la mythique barre des 1 000$. Durant cette dernière année, sa croissance a battu tous les records, affolant les compteurs. Aujourd’hui, le bitcoin semble plus que jamais en passe de franchir la barre des 20 000$ (16 900€), ce qui inquiète de plus en plus le ministère de l’économie français.

Lundi, Bruno Lemaire a fait connaître ses préoccupations quant à la régulation du bitcoin et sa volonté d’agir dès 2018. « Je suis là pour garantir la sécurité aux épargnants. Il y a un risque spéculatif évident. Il faut le regarder, l’examiner, et regarder comment (…) avec tous les autres pays membres du G20 nous pouvons réguler le bitcoin. »

Court du bitcoin - clusternews

Renforcer la lutte contre le terrorisme

Actuellement le bitcoin ne dépend d’aucun gouvernement ni banque centrale. Son contrôle et sa régulation sont assurés par ses utilisateurs, via des transactions jusqu’alors anonymes. Mais la valeur du bitcoin ayant grimpée de 1 700 % lors de cette dernière année, beaucoup craignent l’éclatement d’une bulle spéculative.

Également pointée du doigt, la possibilité de financements illicites tel que le trafic d’armes ou des actions à caractères terroristes. Vendredi dernier les États membres de l’Union européenne se sont mis d’accord pour renforcer la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme sur les plates-formes d’échange du bitcoin et autres monnaies virtuelles. Parmi les mesures prises, figurent principalement la fin de l’anonymat des transactions. Retrouver et identifier leurs utilisateurs, voilà le but recherché.