La Ligue de Football professionnelle a décidé jeudi de suspendre à titre conservatoire et effet immédiat le système de la goal-line technology jusqu’à nouvel ordre. Trop d’erreurs depuis son arrivée en France. Les deux derniers incidents lors des quarts de finale de Coupe de la Ligue ont été le faux pas de trop.

 La ligue de Football professionnelle a tapé du poing sur la table. Stop à Goal Control, la société qui s’occupe depuis 2015 en France de la goal-line technology. On a appris hier dans un communiqué publié par la Ligue que « La LFP a informé ce jeudi 11 janvier la société Goal Control de la suspension à titre conservatoire et à effet immédiat du système de la goal-line technology jusqu’à nouvel ordre ».

Lui aussi critiqué, heureusement que l’arbitrage assistant vidéo (VAR) était là

Utilisée pour la première fois cette semaine en quarts de finale de la Coupe de la Ligue tout comme la VAR, la goal-line a encore été défaillante. A Amiens, sur le but d’Adrien Rabiot, la Goal-line technology n’a pas indiqué à l’arbitre Nicolas Rainville que le ballon avait franchi la ligne.  Ce dernier a finalement été aidé par l’assistance vidéo quelques secondes plus tard pour prendre la bonne décision après avoir révélé que sa montre n’avait toujours pas vibré.

A Angers, où après une occasion montpelliéraine anodine, la montre de Ruddy Buquet a vibré. Ce dernier, fort logiquement surpris, a demandé à ses assistants vidéo ce qu’il se passait et a rapidement compris que sa montre avait vibré sans raison apparente. L’arbitre a donc décidé de se passer de la goal-line pour la deuxième période.

La LFP avait pourtant prévenu…

Le 19 décembre dernier, après le couac du dispositif durant la rencontre de Ligue 1 entre Troyes et Amiens, la LFP avait rencontré les représentants de la société allemande, avant de publier un communiqué très clair.

« La LFP a clairement informé la société Goal Control de la possibilité de résilier son contrat à la fin de la saison 2017/2018 en cas de non amélioration du système sur la deuxième partie du championnat », prévenait ainsi l’instance française, en écho aussi à de nombreux autres bugs constatés depuis l’exercice 2016-2017.

La fin de la Goal-line technology en France ?

Non. D’autres sociétés, comme Hawk-Eye qui est le leader du marché existent et sont reconnues par la FIFA. La société britannique Hawk-Eye s’occupe d’ailleurs de la goal-line en Premier League, en Serie A italienne et en Bundesliga et a officié lors du dernier Euro en France.

« On a favorisé Goal Control, notamment parce qu’ils nous proposaient un prix (2 millions par an) plus intéressant », reconnaissait volontiers le mois dernier dans L’Equipe Frédéric Thiriez, président de la LFP en 2015 quand le choix s’était porté sur Goal Control plutôt que Hawk-Eye.

Cet imbroglio autour de la Goal-line montre que l’arbitrage fait toujours débat avec ou sans assistance de la technologie. Et même après l’éviction de Michel Platini à la tête de de l’UEFA, le débat sur l’apport de la vidéo dans le football est toujours aussi véhément…

La VAR a dû pallier aux failles de la goal-line en CDL lors de Amiens-PSG. Crédit photo: Getty Images.