Le président de la République Emmanuel Macron était l’invité de Jacques Bourdin et Edwy Plenel hier soir dans l’émission Un an à l’Elysée sur BFMTV. L’occasion de revenir sur sa première année à l’Elysée.

Grèves SNCF, frappes occidentales en Syrie, suppression de l’ISF et de la taxe d’habitation, blocage des universités, Notre-Dame-des-Landes…Hier soir, dans l’enceinte du Théâtre national de Chaillot, Macron s’est exprimé face aux journalistes Jean-Jacques Bourdin et Edwy Pinel. Cluster News fait le point.

  1. La Syrie en ouverture de bal

La vieille de l’interview, la France envoyait en Syrie douze missiles, soit 10% du total des frappes sur des installations liées au programme chimique du régime. Une décision que le chef de l’Etat a dû justifier. Plenel prend la parole « Ce pouvoir arbitraire du chef des armées, n’est-ce pas l’archaïsme d’un pouvoir solitaire ? ». Une attaque d’emblée auquel le président répondra, « Le pouvoir du Parlement est défini par notre Constitution. On ne va pas changer de Constitution parce qu’elle ne vous plait pas ». Ambiance.

2. Notre-Dame-des-Landes : « Tout ce qui doit être évacué le sera »

Depuis quelques jours à Notre-Dame-des-Landes, des opérations d’expulsion contre les zadistes sont lancées. Une fois encore, Plenel n’y va pas par quatre chemins pour interroger le président sur le sujet. « Evacuer Notre-Dame-des-Landes par la répression, c’est votre façon à vous de fêter les 50 ans de mai 68 ? ». Pour Emmanuel Macron, la colère actuelle des zadistes n’est pas justifiée. « La personne qui paye ses impôts, qui paye pour avoir une maison, qui s’est acheté sa maison ou qui paye son loyer, qui paye dignement ses impôts. Vous pensez que je peux maintenant aller lui expliquer « Il y a des gens ils ont eu une idée fumeuse. Ils ne payent pas les terres, ils ne se conforment à aucune règle ». Je peux les regarder en face ? »

3. SNCF : la dette sera progressivement reprise par l’Etat à partir de 2020

Autre sujet attendu, celui sur la dette de la SNCF. Réponse claire du président, « Oui, à partir du 1er janvier 2020, l’Etat reprendra progressivement la dette de l’entreprise ferroviaire ». Cette mesure était l’une des revendications phares des syndicats.

4. Universités : « Les bloqueurs sont minoritaires »

Sur ce sujet, Emmanuel Macron reste ferme. « Dans toutes les universités où il y a des amphis paralysés et des violences inadmissibles, les bloqueurs sont minoritaires, ne font pas partie de l’université et pour citer Audiard, ce sont des « professionnels du désordre » ». Au moins c’est clair.

5. Violences faites aux femmes « Je n’ai pas attendu #MeToo pour m’en rendre compte »

En clôture de l’interview, le président s’est vu interrogé sur les violences faites aux femmes et les mouvements #MeToo et #BalanceTonPorc. « Je n’ai pas attendu #MeToo pour m’en rendre compte. (…) J’ai constamment dans mon projet politique porté l’égalité entre les hommes et les femmes ». Dommage qu’il finisse sur une bourde en parlant de « confrères féminines » au lieu de « consœurs ».