Le premier mois de Donald Trump à la Maison Blanche a été particulièrement agité. Pas un jour sans que le nouveau président ne soit au coeur d’une nouvelle polémique. Cette semaine n’y échappe pas, un petit retour sur ces quelques jours bien remplis.

Lundi 13 février

© CARLOS BARRIA / REUTERS

La semaine commence difficilement pour le gouvernement Trump. Le conseiller à la Sécurité Nationale, Michael Flynn, a été contraint de démissionner après des révélations mettant en lumière des contacts avec la Russie, notamment l’ambassadeur russe aux Etats-Unis. En cause, des appels téléphoniques alors que Barack Obama était encore président et ordonnait des sanctions contre la Russie pour son implication supposée dans les piratages qui avaient perturbé les élections américaines, Michael Flynn aurait assuré à l’ambassadeur russe une plus grande clémence de la part du président Trump. Pas de chance, l’administration Obama avait placé l’ambassadeur Russe sous écoute afin de surveiller la politique de Vladimir Poutine.

Si Michael Flynn a nié dans un premier temps, il a été bien vite rattrapé par ses mensonges, il est contraint de démissionner.  Il endosse la responsabilité, protégeant Trump, et s’excuse auprès du chef de l’état dans sa lettre de démission. Cependant la question se pose tout de même, l’homme agissait-t-il sous les ordres de Donald Trump.

Pour l’ancien journaliste Dan Rather « ce scandale russe est le plus grand scandale depuis le Watergate et que ça ne va qu’en empirant ».

Un autre sujet a fait réagir la twittosphère. A l’occasion de la visite du Premier Ministre Canadien la fille de Donald Trump diffuse sur Twitter une photo d’elle entourée de Justin Trudeau et de son père dans le bureau présidentiel.

Une photo qui ne passe pas sur le réseau social, de nombreux internautes considèrent que la jeune femme n’a pas sa place à ce bureau.

https://twitter.com/speriod/status/831283113565118465

Mardi 14 février 

Ivanka était une nouvelle fois la cible de la twittosphère, mais pour une photo d’elle plus cocasse que la veille, la montrant  regarder Justin Trudeau de manière très intense, ce qui n’a pas manqué de faire rire les internautes.

Mercredi 15 février

Le président qui n’a pas sa langue dans sa poche a une nouvelle fois frappé. « Je regarde deux Etats et un Etat, et si Israël et les Palestiniens sont contents, je suis content avec la solution qu’ils préfèrent. Les deux me conviennent ». Des propos qui viennent contredire la volonté de l’ONU, de préserver à tout prix une solution à deux états. Le secrétaire générale de l’ONU, Antonio Guterres averti que « Tout doit être fait » pour protéger la solution à deux états. Du côté de la palestine, Saëb Erakat (numéro deux de l’Organisation de libération de la Palestine) y voit une volonté d’« enterrer la solution à deux Etats et d’éliminer l’Etat de Palestine ».

© Drew Angerer/Getty Images/AFP

Une autre démission est venue secouer la dure semaine du président américain, celle de Andrew Puzder, nommé par Donald Trump au poste de Secrétaire en charge du Travail. Andrew Puzder a retiré sa candidature au poste. La raison ? Une nomination qui ne passe pas au Sénat, qui doit approuver sa nomination avec au moins 51 oui, le candidat nommé par Trump n’en a obtenu que 48. Un refus massif qui peut s’expliquer par la réapparition sur la scène médiatique de plusieurs affaires, l’emploi d’une jeune femme noire en situation irrégulière pendant plusieurs années et une affaires de violence conjugale vieille de plus de 25 ans. Alexander Da Costa a été nommé au poste, à noter qu’il s’agit du premier membre de l’administration Trump à avoir des origines hispaniques.

Jeudi 16 février

Après un début de semaine sous tension Trump a donné une conférence de presse improvisée, encore une fois sur un ton des plus offensifs. Comme à son habitude il s’en est pris frontalement à la presse : « Je vous dis simplement que vous êtes des gens malhonnêtes », refusant de répondre aux questions qui le dérangent. La presse n’a pas été la seul cible, la justice et les démocrates en ont aussi pris pour leur grade.

La conférence en intégralité :

 

Vendredi 17 février

© Reuters

La semaine finit comme elle a commencé, le poste de conseiller à la sécurité nationale reste vacant. L’ex-amiral Robert Harward a choisit de décliner l’offre. En cause, des raisons personnelles évoquées par l’ex-amiral, «Cette fonction requiert d’être disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et de bien le faire. Je ne pouvais pas actuellement m’y engager». L’agence Reuters elle évoque une divergence de point de vue avec la Maison Blanche concernant les conditions, Harward souhaitait prendre en charge le poste avec son ancienne equipe, une demande refusée.

Une semaine bien compliquée pour Donald Trump, vivement le week-end !