Mettre fin au conflit israélo-palestinien, une rengaine entendue depuis des décennies. Depuis les accords d’Oslo en 1993 et la reconnaissance par Israël d’une autorité palestinienne, les plaies se sont rouvertes. Pourtant Donald Trump, le Président des États-Unis, se rêve en conciliateur du Proche-Orient. La visite hier de son homologue palestinien, Mahmoud Abbas, à Washington était l’occasion d’imposer son « leadership ».

Le chantier est immense. Insoluble même. Rétablir la paix au Proche-Orient et rendre sa stabilité à cette région du monde. Pour Donald Trump, le costume de l’habile négociateur lui va à ravir. Plutôt étrange quand on sait qu’il n’est pas un grand passionné de diplomatie internationale.

Clin d’oeil à la Palestine

Pour arriver à ses fins Donald Trump a donc décidé d’offrir les honneurs de la Maison Blanche à Mahmoud Abbas. Pour montrer sa volonté de paix aux Palestiniens, le Président américain appelle à la « retenue » Benyamin Netanyahou, le 1er ministre israélien, vis-à-vis de la colonisation des territoires palestiniens. Pirouette habile pour faire oublier son détachement à la création de deux états souverains au Proche-Orient.

Confiant Donald Trump, peut-être un peu trop. Il a ainsi déclaré qu’amener la paix entre Israéliens et Palestiniens « est peut-être moins difficile que ce que les gens pensent depuis des années ». Mais si paix il doit y avoir, autant que chacune des parties fassent un effort et se sentent respectées.

Priorité à Israël

Et quoi de mieux pour mettre toutes les chances de son côté que de jouer sur deux tableaux ?

Alors que Barack Obama, son prédécesseur, avait eu des relations délicates avec Benyamin Netanyahou, Donald Trump voit en lui un allié. C’est pour cette raison qu’il avait fait part de son envie de déménager l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem. Une décision hautement symbolique puisqu’aux yeux de l’ONU Tel-Aviv est la véritable capitale tandis que l’État Israélien a toujours proclamé Jérusalem comme sa capitale historique.

Ajoutons à cela la nomination de David Friedman, fervent défendeur de la colonisation des territoires palestiniens au poste d’ambassadeur des États-Unis et l’on obtient une très belle main tendue par Trump à Netanyahou. Et aussi un curieux double discours…