Le 7 janvier 2015, l’attentat contre Charlie Hebdo orchestré par les frères Kouachi faisait 12 morts dans les locaux de l’hebdomadaire. Trois ans après, le bilan.

La vie à Charlie Hebdo aujourd’hui

« C’est flippant de travailler à Charlie » confie le journaliste Fabrice Nicolino à France Info. Un quotidien ponctué de menaces sur les réseaux sociaux.
Le journaliste aborde les mesures de sécurité qui entourent la rédaction. Une escorte policière d’au moins deux policiers armés est présente en permanence ainsi que des voitures lourdement blindées. Entre 1 et 1.5 millions d’euros sont dépensés chaque année pour assurer la sécurité du journal, soit l’équivalent de la vente de 800 000 exemplaires par an. Fabrice Nicolino mentionne également l’existence d’une « panic room », « un endroit ultra-sécurisé où on est censé se précipiter en cas d’alerte ».
Concernant l’adresse exacte du siège de Charlie Hebdo, elle n’est connue que par quelques personnes seulement.
Même si l’ambiance au sein de l’hebdomadaire « n’est pas sinistre », la peur est ancrée dans les murs de la rédaction. « On peut encore se faire plomber par ces crétins ».

Sobres commémorations

Crédits : laNouvelleRépublique.fr

Pas de discours. Hier, hommages et commémorations en l’honneur des victimes des attaques du 7 janvier 2015 se déroulaient dans Paris. De sobres commémorations, conformément à la demande des familles des victimes.
A 11 heures, le président de la République Emmanuel Macron se rend devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, dans le XIème arrondissement.
Il est accompagné de sa compagne Brigitte Macron, de la maire de Paris Anne Hidalgo et de 4 ministres : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Nicole Belloubet, ministre de la justice ; Françoise Nyssen, ministre de la culture et Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement.
Après la lecture des noms des victimes, le dépôt de gerbes et une minute de silence, La Marseillaise retenti.
De son côté, l’ancien président de la République François Hollande, président au moment des faits, a publié un message sur son compte Twitter :

« Il y a trois ans, des terroristes décimaient la rédaction de Charlie, assassinaient des policiers, et les clients d’un Hyper Casher. Nous ne devons rien oublier de ces terribles journées. »

Cérémonie similaire boulevard Richard-Lenoir où un policier avait été froidement abattu. A midi, le président et son cortège se rendent devant le supermarché Hyper Cacher de la porte de Vincennes où Amédy Coulibaly avait pris des clients en otage et tué 4 personnes.
Aujourd’hui, un hommage est prévu à Carrières-sous-Poissy en l’honneur Clarissa Jean-Philippe, la policière municipale de Montrouge, assassinée par Coulibaly.
Le rassemblement est prévu à 11h30 au square qui porte son nom, à quelques centaines de mètres de l’endroit où elle vivait. Des hommages douloureux mais nécessaires au nom des Droits de l’Homme et de la Liberté.