La pollution parisienne, j’en redemande !

Pauvres Français ! Depuis quelques semaines, Paris est noyé sous un nuage de pollution. En effet, l’attaque aux particules fines dépasse 80 microgrammes par mètres cube, un niveau plus de 8 fois supérieur à celui recommandé par l’OMS !

Un pic de pollution que la France n’a jamais connu depuis 10 ans.

© Wenpeiyu ZANG

La mairie a pris des mesures immédiatement, les gens sont sortis sans leur voiture, les experts ont donné des conseils pour se protéger, tout le monde avait l’air stressé devant la menace.

Mais, moi Chinoise, j’ai bien ri. J’étais si tranquille, parce que, pour moi, ce nuage, ce n’était rien. En Chine, l’expression « le ciel bleu » a un nouveau sens pour les Pékinois. C’est devenu un rêve pour eux. En 2015, ils ont eu seulement 178 jours de « ciel bleu ». Le reste de l’année était confronté à une très forte pollution. Et, en 2016, la mairie de Pékin a annoncé fièrement que le nombre de « jours de ciel bleu » avait grimpé à …198 !

Quel bonheur ! A Pékin, la pollution aux particules fines dépasse les 400 microgrammes par mètres cube, un niveau qui est plus de 40 fois supérieur à celui recommandé par l’OMS.

A Pékin, où la pollution atteint 73 microgrammes par mètre cube en moyenne tous les jours, on est au niveau d’un pic exceptionnel à Paris. C’est pour ça que j’insiste : 80 microgrammes, c’est banal. Mieux, pour moi Chinoise, je n’ai jamais aussi bien respiré qu’en février 2017 à Paris. Je conseille fortement à mes amis chinois, aller à paris pour mieux respirer!

Wenpeiyu ZHANG