Dans le cadre de l’affaire Laporte une opération de police a eu lieu ce matin à Marcoussis, siège de la FFR, ainsi qu’au domicile parisien du président de la Fédération Bernard Laporte.

Le rugby français continue de faire couler beaucoup d’encre. Après le limogeage de Guy Novès, le mois dernier, des policiers ont effectué une perquisition ce mardi matin au siège de la FFR, au Centre national de rugby de Marcoussis. Celle-ci répond aux besoins d’une enquête sur des soupçons de favoritisme visant Bernard Laporte. Pour rappel ce dernier est supposé avoir fait pression pour réduire les sanctions contre le club de Montpellier. Club appartenant à Mohed Altrad, par ailleurs nouveau sponsor maillot du XV de France, avec qui Bernard Laporte avait un contrat d’image. Ce contrat tenu secret de 150 000 euros est aujourd’hui terminé. L’enquête ouverte par le Parquet National Financier (PNF) a été confié à la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE). Celle-ci a pour mission de faire la lumière sur cette « affaire Laporte ».

Retrouver de la sérénité

Ces perquisitions n’arrivent pas au meilleur moment pour l’équipe de France de rugby. C’est une période tourmentée que le rugby français traverse. Car en plus de cette affaire, l’équipe nationale subit une crise sportive. En effet, après une tournée de novembre catastrophique, un nouveau staff a été mis en place pour faire souffler un vent de fraicheur sur le XV de France. Les joueurs sont d’ailleurs arrivés à Marcoussis hier, marquant ainsi le début de cette nouvelle collaboration. S’ils voulaient commencés à travailler dans la sérénité, c’est raté. Surtout que le Tournoi des 6 nations arrive à grands pas. Le premier match ayant lieu le samedi 3 février face à l’Irlande. D’ici là il faut souhaiter que le voile sur cette affaire concernant le président de la FFR sera levé.