A 33 ans, Marion Bartoli, officialise son come-back en mars prochain. Quatre ans après avoir pris sa retraite à la suite de son titre à Wimbledon.

Un pari osé

Au 4 place de la Porte Molitor l’impression de déjà-vu prédomine. Marion Bartoli, sac de tennis sur le dos, s’inflige des séances de préparation intensives au Centre National d’Entrainement. Depuis trois semaines, elle fait partie intégrante des stakhanovistes de la petite balle jaune à dix jours du début de la saison. Après quatre ans d’absence, la lauréate de Wimbledon 2013 face à l’allemande Sabine Lisicki, a décidé de faire son retour. Un choix osé mais pas si surprenant au regard du tempérament de l’auvergnate. Avec trois objectifs en tête : « gagner la Fed Cup, participer aux Jeux Olympiques à Tokyo (en 2020) et remporter à nouveau un tournoi du Grand Chelem ». Elle annonce la couleur avec des objectifs élevés, ne laissant aucune place pour l’échec. C’est un sacré challenge à relever. Avec un début de réponse en mars et le tournoi de Miami.

Crédit : Stefan Wermuth/AP

Un physique à retrouver

« Le plus dur, c’est le physique. Le tennis, on ne le perd pas. » Patrice Mouratoglou, entraineur de Serena Williams, rappelle que le défi de Bartoli repose essentiellement sur sa capacité à retrouver un état de forme optimal. Ses derniers soucis de santé ne lui facilitent pas la tâche. Durant Wimbledon 2016, le staff médical du All England, lui avait interdit de participer au Tournoi des légendes. Après c’est une question de volonté et la joueuse semble en déborder au regard des doses intensives d’entrainements qu’elle s’inflige en ce moment. Ce retour pourrait alors rentrer dans l’histoire du tennis, à écouter Emilie Loit, son ex-partenaire de Fed Cup, « si elle revient au plus haut niveau, ça restera gravé à jamais dans la mémoire des gens ».

Des exemples à suivre

Il existe plusieurs exemples de joueuses revenues au jeu après avoir été éloignées du terrain un certain temps. Jennifer Capriati a arrêté sa carrière trois ans durant avant de revenir et de gagner successivement l’Open d’Australie et Roland Garros. La propulsant un temps en tête du classement mondial. Un autre exemple avec Kim Clijsters qui a fait un break de deux ans. Et un peu plus d’un mois après son retour elle remporte l’US Open. Les récents évènements dans le tennis ont bousculé les croyances. Aujourd’hui, les leaders ont presque tous plus de trente-cinq ans (Roger Federer et les sœurs Williams). Marion Bartoli possède des sources d’inspirations. Finalement, pourquoi ne pas croire au miracle, surtout en ces périodes de fêtes.