Coup d’envoi pour Brunel qui a présenté son staff hier au Centre national de rugby de Marcoussis. Objectif du Gersois : donner un nouvel élan au XV de France et viser, enfin, la victoire. On rêve ? Pas forcément !

1 – Difficile de faire pire

7 victoires en 21 matches ! C’est le bilan famélique de son prédécesseur Guy Novès. Alors autant se le dire, il est peu probable que Jacques Brunel fasse pire. Mais bon impossible n’est pas français !

2 – Un conciliateur

Jacques Brunel, 64 ans, reste ce grand-père bienveillant adepte de la conciliation. L’antithèse de Guy Novès, un papy râleur qui préférait que les petits jouent dans leur chambre plutôt que dans le salon.

 3 – Un costume à sa taille

Le Gersois a déjà été à la tête d’une sélection nationale : l’Italie de 2012 à 2016. L’homme connaît donc les rouages du métier. Après, avec la Squaddra Azurra les résultats n’ont pas été là. En 50 matches, il a connu seulement la victoire à 11 reprises. Mais en rugby il y a un gouffre entre l’Italie et la France.

4 – Un ami de Laporte

Francis Bacon a bien dit que « l’amitié double les joies et réduit de moitié les peines ». Ça tombe bien, Laporte et Brunel sont des amis de longue date. Mieux : Brunel a été l’adjoint de Laporte quand celui-ci dirigeait XV de France de 2001 à 2007.

5 – Un projet de jeu « plus simple »

Le Tournoi des 6 Nations débute le 3 février. La mission de Brunel s’apparente donc plus à une opération commando. Et pour y arriver, il faut jouer simple et efficace. Réponse face à l’Irlande, dans moins d’un mois.

Crédit : Franck Fife / AFP

6 – La collaboration comme guide

Stop au travail individuel. Place au travail collectif. Hier à Marcoussis, les entraineurs du Top 14 étaient présents pour échanger des idées avec l’encadrement du XV de France. 2018 est donc placée sous le signe du partage d’expériences.

7 – Une immersion du staff

Les plaisirs des week-ends en province, les membres du staff de Jacques Brunel vont les retrouver ! En effet, le big boss de Marcoussis a l’intention de venir s’imprégner des bonnes pratiques des clubs du Top 14. Une immersion en terre pas si inconnue…

8 – Arrêt de la Liste Elite

La philosophie de l’ancien staff, c’était la sacro-sainte liste Elite qui regroupait, 45 joueurs, indéboulonnables (ou presque). Moustache change tout et revient « aux fondamentaux » : les sélections se feront selon l’état de forme des joueurs.

9 – Retour à une préparation classique

Conséquence de la liste Elite : sous Novès, chaque joueur avait une préparation spécifique dans son club. A l’écart, comme une punition… Là encore, Brunel remet l’église au milieu du village.

10 – Sa moustache

Finalement, la plus belle raison pour laquelle Jacques Brunel va réussir… c’est qu’il porte la moustache comme un vrai hipster. Maintenant reste à voir si cette boîte à frissons aura un impact sur le XV de France.